

Une pauvre politique, une politique de pauvre, des pauvres de la politique. Il n'est même plus possible de mettre la première lettre de ce mot en majuscule. La politique a perdu son essence, elle ne sert plus personne, ni ceux qui la font (et la défont), ni ceux pour qui elle est faite : le peuple.
Pauvres peuples ballottés entre les intérêts de leur pays, les caprices d'un président ou la rancœur d'un autre face à ses échecs. Comprendre, analyser, étudier, visualiser...mais quoi ? Que nous offrent les hommes politiques du 21em siècle, si ce n'est une vision archaïque du monde, de la société et de l'organisation de la société française. Incongruité, illogisme, fourvoiement, irrespect, incivilité mais où sont les valeurs républicaines qui forçaient le respect de ceux qui les défendaient? Ils ne les défendent plus, ils les utilisent, les manipulent, les détournent, les jettent en pâture à l'opprobre, sans explication de texte, sans accompagnement, juste pour le plaisir de les voir se faire déchiqueter via leur outil de prédilection : la presse.
Connivence, camorra, délit d'initié, comment définir ce pacte installé entre deux organes aussi naturellement distincts? La presse et le pouvoir politique qui jouent la même symphonie, avec les mêmes instruments, voir ils composent ensemble la partition, se répartissant ainsi les familles des instruments. Ils ne les mélangent, faisant croire à ceux qui en ont envie, qu'ils sont ainsi différents...mais in fine, ils participeront ensemble au jeu de dupe, qui n'aura pour objectif que de servir leurs intérêts individuels.
N'est-ce pas le sens du monde ou tout simplement celui de l'humanité occidentalisée, un égocentrisme, une individualité, un nombrilisme exacerbés permettant tous les jours d'avoir le sentiment de pouvoir aller plus loin? Mais à quel moment, tout comme bon tout bon pilote, le point est fait? Prend-ton le temps de vérifier son cap? d'évaluer la route parcourue? Les moyens utilisés? Et les dégâts causés? JAMAIS...mais alors comment sait-on que l’on a réellement avancé?
La politique n'est que le miroir de notre société, elle donne une image à peine grossie d'une société tournée sur elle-même, n'apportant au monde que des outils réfractaires à toute humanité. Notre société est en plein paradoxe, elle autodétruit son existence pour être sûr de ne pas voir sa destruction, son délitement.
Même les valeurs cultuelles prennent des positions manipulatrices, irresponsables et destructrices.
La société occidentale reformule ce qu'elle a conchi il y a des siècles : les "chasses aux sorcières", les "inquisitions" cultuelles ou morales, l'avilissement et l'asservissement. Le dit progrès ramène à des pratiques ramenant aux siècles précédents. Il n'y a que les moyens et les techniques qui ont évolué et uniquement d'un point de vue technologique. On a aussi déplacé les cibles de contraintes, ainsi la torture, l'avilissement et autres formes de régression de la société s'appuient désormais plus sur le mental que sur le physique.
La création de l'accession à l'impossible par le vecteur média, à permis d'enfermer des millions de personnes dans un comportement immobiliste et attentiste. Au 21em siècle, les petites gens attendent que les dIeux Média et jeux de hasard leur offrent ce qui est inaccessible. La manipulation mentale perfide et progressive a atteint toutes les couches de la société, "les petites gens" ne correspond pas à une catégorie socioprofessionnelle, mais une mentalité molle d'accession a la facilité et d'un esprit dénué de défense pour filtrer les informations dispensées. C'est une prise d'otage du cerveau de cette population tous les jours grandissante.. Les enfants en sont les premières victimes, tout autant qu'elles l'étaient au moyen âge par des heures de travail indues dans des conditions inhumaines. On avilit, on abrutie, on écrase toute volonté, toute individualité. Le formatage social est l'assurance du pouvoir ultime sur l'homme. Est-ce la "Société", sont-ce les hommes ou est-ce l'Homme qui nous ramène toujours à cet inexorable et récurant résultat : "contraindre pour mieux gérer" - "abêtir pour mieux utiliser" - "globaliser pour mieux influer" ?
Heureusement l'espoir naît du désespoir et chaque méthode à heureusement ses effets pervers et paradoxaux. Le rejet de la contrainte est inscrit dans le comportement de certains humains et s'exprime à des moments ou la douleur de l'oppression devient insupportable. Ils sont en général peu, voir très peu, mais tous déterminés, très déterminés à ne pas supporter un monde qui les oublie et sur lequel ils ne peuvent avoir qu'une utilité restreinte et un rôle inexistant.
Ceux là vont apporter le souffle de la fêlure du système vicié. Progressivement, ils vont accentuer les fractures, libérer les esprits des uns et des autres, faire retrouver le plaisir de l'utilisation de l'intelligence dont tout un chacun à été doté. Ils réveillent l'humanité, font se dresser les hommes. Ils vont renverser les pouvoirs installés, qu’ils soient politiques, intellectuels, scientifiques, économiques et mettre en place ceux qui ont cassé le joug de l'oppression intellectuelle.
Enfin ces hommes du peuple, choisi par le peuple revêtiront de nouveau les habits de la Politique, ils découvriront le plaisir du pouvoir, de la communication de masse, de la jouissance de l'uniformisation, de la mono pensée du peuple et ces libérateurs redeviendront des politiques et ils feront une pauvre politique, une politique de pauvre, des pauvres de la politique. Il n'est même plus possible de mettre la première lettre de ce mot en majuscule....
Commentaire
Pas de commentaire :(
Ajouter un commentaire