Quelle tristesse, oui quelle tristesse de découvrir une île pleine de ressources, de richesses et de charmes se laisser aller à ce point là!!!!???
Deux régions, deux esprits...une seule île
C'est flagrant, c'est bluffant et c'est profondément terrifiant mais la Martinique est coupée en deux, non pas par un mur, un fossé ou un obstacle naturel, mais par un esprit complètement opposé entre le Nord et le Sud de l'île. Ce sont deux mondes complètement opposés, l'un vit au rythme de sa douceur et de sa nonchalance; laissant transpirer toute la douceur de vivre et la puissance de sa terre et de son volcan, l'autre est suante de panneaux publicitaires, de margoulins divers et variés mais qui redoublent unanimement d'esprit retors pour escroquer le touriste qui aurait le malheur de passer par-là.
Grignoter un repas local tout en collectant des informations sur sa façon de le préparer, voir la patronne du restaurant s'asseoir à votre table et prendre le temps de faire connaissance avec les habitants de l'île c'est ce qu'offre le nord de la Martinique. L'envie et le plaisir d'entendre l'accent créole sans être systématiquement accompagné du mot euros ou dollars.
Plus de montagne, de vallonnement, de volcan on freiné l'avancée des touristes et ont conservé la valeur intrinsèque des habitants. Sourires, attentions, méfiances, rusticité, beauté de l'esprit, croyance et ferveur. C'est cet immense mélange de sensation qui donne la force de ces gens et le plaisir d'aller à leur rencontre. Le temps paraît s'allonger ou se figer en fonction du moment. La nature humide, chaude, inquiétante, majestueuse, surdimensionnée par les pluies abondantes des flancs de montagne et de collines permet d'oublier quelques instants la variété humaine. Croiser une mygale arboricole nonchalante qui rentre vers son arbre, voir surgir une source de sous un rocher dissimuler par des feuillages plus grand que vous, c'est ça le vrai visage de la Martinique.
Mais les gens vrais existent aussi sur la côte, ils ne sont pas descendus dans le Sud, ils mènent leur combat là où ils sont nés, là où ils ont grandi, là où leurs premières amoures ne les ont plus jamais quittées. Aimer les dauphins, les voir grandir, apprendre à les regarder, les écouter, les comprendre...on peut passer une vie et même plus à faire ça. Et certain l'on fait. Pour pouvoir vivre de leur passion, ils louent leur service et leur amour immodéré de la nature à quelques touristes et locaux en mal de connaître le vrai visage de ce qui les entoure. Pas de falbalas, pas de danseuses créoles ou d'orchestre bigarré, juste un bateau et un homme qui vous explique avec ferveur ceux qu'il aime : les dauphins.
Se retrouver au milieu d'une nurserie de centaines de bébés dauphins et de mères extraordinairement attentives, c'est ce qu'il peut vous offrir de plus beau. Vous raconter la naissance, la croissance de ces bébés, vous faire observer l'inimaginable efficacité du système de déplacement en groupe de ces animaux pour protéger et en même temps divertir et éduquer ces apprentis être vivants, c'est sa façon de communiquer.
SI un jour vous allez là-bas, par pitié montez, montez jusqu'à ce que vous ressentiez, une douce chaleur vous habitez, jusqu'à ce que les sourires des gens vous donne le sentiment de bienvenue, jusqu'à ce que la nature ait l'air de vous proposer de vous évader, alors vous serez dans cette île magnifique qui se nomme la Martinique
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